Bangladesh/Myanmar situation: ICC judges authorise opening of an investigation

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On 14 November 2019, Pre-Trial Chamber III of the International Criminal Court (“ICC” or the “Court”) authorised the Prosecutor to proceed with an investigation for the alleged crimes within the ICC’s jurisdiction in the Situation in the People’s Republic of Bangladesh/Republic of the Union of Myanmar (“the situation in Bangladesh/Myanmar”). ICC Pre-Trial Chamber III is composed of Judge Olga Herrera Carbuccia, Presiding, Judge Robert Fremr, and Judge Geoffrey Henderson.

This authorisation follows the request submitted on 4 July 2019 by the Prosecutor to open an investigation into alleged crimes within the ICC’s jurisdiction committed against the Rohingya people from Myanmar. 

The Chamber also received the views on this request by or on behalf of hundreds of thousands of alleged victims. According to the ICC Registry, victims unanimously insist that they want an investigation by the Court and many of the consulted alleged victims ‘believe that only justice and accountability can ensure that the perceived circle of violence and abuse comes to an end’. The Chamber recognised all the individuals and organisations that assisted, guided and advised alleged victims throughout this process.

The Chamber concluded that the Court may exercise jurisdiction over crimes when part of the criminal conduct takes place on the territory of a State Party. While Myanmar is not a State Party, Bangladesh ratified the ICC Rome statute in 2010. Upon review of the available information, the Chamber accepted that there exists a reasonable basis to believe widespread and/or systematic acts of violence may have been committed that could qualify as the crimes against humanity of deportation across the Myanmar-Bangladesh border and persecution on grounds of ethnicity and/or religion against the Rohingya population. The Chamber found no need to assess whether other crimes within the Court’s jurisdiction may have been committed, even though such alleged crimes could be part of the Prosecutor’s future investigation.

Noting the scale of the alleged crimes and the number of victims allegedly involved, the Chamber considered that the situation clearly reaches the gravity threshold. According to the supporting material, an estimated 600,000 to one million Rohingya were forcibly displaced from Myanmar to neighbouring Bangladesh as a result of the alleged coercive acts.  Noting the victims’ views, the Chamber agreed with the Prosecutor that there are no substantial reasons to believe that an investigation into the situation would not be in the interests of justice.

Consequently, Pre-Chamber III authorised the commencement of the investigation in relation to any crime, including any future crime, as long as: a) it is within the jurisdiction of the Court, b) it is allegedly committed at least in part on the territory of Bangladesh, or on the territory of any other State Party or State accepting the ICC jurisdiction, c)  it is sufficiently linked to the situation as described in the present decision, and d) it was allegedly committed on or after  the date of entry into force of the Rome Statute for Bangladesh or other relevant State Party.

Decision Pursuant to Article 15 of the Rome Statute on the Authorisation of an Investigation into the Situation in the People’s Republic of Bangladesh/Republic of the Union of Myanmar

Next steps: The Office of the Prosecutor will start collecting the necessary evidence from a variety of reliable sources, independently, impartially, and objectively. The investigation can take as long as needed to gather the required evidence. If sufficient evidence would be collected to establish that specific individuals bear criminal responsibility, the Prosecutor would then request Judges of Pre-Trial Chamber III to issue either summonses to appear or warrants of arrest.  The responsibility to enforce warrants of arrest issued by an ICC Chamber remains with States. States Parties to the Rome Statute have a legal obligation to cooperate fully with the ICC. Other States may be invited to cooperate with the ICC and may decide to do so on a voluntary basis.


For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

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Communiqué de presse : 14.11.2019

Les juges de la CPI autorisent l’ouverture d’une enquête sur la situation au Bangladesh / Myanmar 

Le 14 novembre 2019, la Chambre préliminaire III de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a autorisé le Procureur à procéder à une enquête sur les crimes présumés relevant de la compétence de la CPI qui auraient été commis dans la situation en République populaire du Bangladesh/République de l’Union du Myanmar (« la situation au Bangladesh/Myanmar »). La Chambre préliminaire III de la CPI est composée de la juge Olga Herrera Carbuccia, juge présidente, du juge Robert Fremr et du juge Geoffrey Henderson.

Cette autorisation fait suite à la demande présentée le 4 juillet 2019 par le Procureur d’ouvrir une enquête concernant des crimes relevant de la compétence de la CPI qui auraient été commis contre le peuple rohingya du Myanmar.  

La Chambre a également reçu les vues de centaines de milliers de victimes présumées, ou en leur nom, à ce sujet. Selon le Greffe de la CPI, les victimes insistent à l’unanimité pour demander une enquête de la Cour et bon nombre des victimes présumées consultées « croient que seules la justice et la responsabilité peuvent garantir la fin du cercle perçu de violence et d’abus ». La Chambre a reconnu toutes les personnes et organisations qui ont aidé, guidé et conseillé les victimes présumées tout au long de ce processus.

La Chambre a conclu que la Cour pouvait exercer sa compétence concernant des crimes lorsqu’une partie des comportements criminels seraient commis sur le territoire d’un État partie. Bien que le Myanmar ne soit pas un État partie, le Bangladesh a ratifié le Statut de Rome de la CPI en 2010. Après avoir examiné les informations disponibles, la Chambre a accepté qu’il existait une base raisonnable de croire que des actes de violence généralisés et / ou systématiques pourraient être qualifiés de crimes contre l’humanité de déportation à la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh et de persécution pour des motifs d’ordre  ethnique et / ou religieux contre la population Rohingya. La Chambre a estimé ne pas avoir besoin de déterminer si d’autres crimes relevant de la compétence de la Cour avaient pu être commis, bien que ces crimes présumés puissent faire partie de la future enquête du Procureur.

Notant l’ampleur des crimes allégués et le nombre de victimes présumées, la Chambre a estimé que la situation atteignait clairement le seuil de gravité nécessaire pour l’ouverture d’une enquête de la Cour. Selon les documents fournis, entre 600 000 et un million de Rohingyas auraient été déplacés de force du Myanmar vers le Bangladesh voisin à la suite d’actes de coercition allégués. Notant le point de vue des victimes, la Chambre  était d’accord avec le Procureur qu’il n’existait aucune raison sérieuse de croire qu’une enquête sur la situation ne serait pas dans l’intérêt de la justice.

En conséquence, la Chambre préliminaire III a autorisé l’ouverture de l’enquête pour tout crime, y compris les crimes futurs, tant que : a) il relève de la compétence de la Cour ; b) il serait commis au moins en partie sur le territoire du Bangladesh ou le territoire de tout autre État partie ou État acceptant la compétence de la CPI ; c) il est suffisamment lié à cette situation ; et d) il aurait été commis après la date de l’entrée en vigueur du Statut de Rome pour le Bangladesh ou un autre État partie concerné.

Decision Pursuant to Article 15 of the Rome Statute on the Authorisation of an Investigation into the Situation in the People’s Republic of Bangladesh/Republic of the Union of Myanmar

Prochaines étapes : Le Bureau du Procureur recueillera les éléments de preuve nécessaires auprès de diverses sources fiables, de façon indépendante, impartiale et objective. L’enquête pourra durer aussi longtemps que nécessaire pour obtenir ces preuves. Si elle recueillait des preuves suffisantes pour établir que certaines personnes en particulier ont engagé leur responsabilité pénale, le Procureur demanderait aux juges de la Chambre préliminaire III de délivrer à leur encontre soit des citations à comparaître soit des mandats d’arrêt.La responsabilité de faire exécuter les mandats d’arrêt délivrés par une Chambre de la CPI incombe aux États. Les États parties au Statut de Rome ont l’obligation juridique de coopérer pleinement avec la CPI. D’autres États peuvent être invités à coopérer avec la CPI et peuvent décider de le faire de façon volontaire.


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

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