Bosco Ntaganda sentenced to 30 years’ imprisonment

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On 7 November 2019, Trial Chamber VI of the International Criminal Court (“ICC”), unanimously, sentenced Bosco Ntaganda to a total of 30 years of imprisonment.  The time Mr Ntaganda has spent in detention at the ICC – from 22 March 2013 to 7 November 2019 – will be deducted from this sentence.

To make its decision, the Chamber received submissions from the parties and participants regarding the possible sentence, heard witnesses and admitted evidence, and held a hearing on the matter on 17-20 September 2019. The Chamber considered the gravity of the crimes and the degree of harm caused by each crime as well as Mr Ntaganda’s culpability, namely his level of intent and degree of participation. The Chamber also considered potentially mitigating circumstances but found them either not to be established or considered the weight accorded to be too limited to impact on the individual and overall sentences. While the Chamber did find specific aggravating factors to exist with respect to a number of the crimes, it did not consider the allegations about witness interference, which were presented as aggravating circumstances by the Prosecution and one of the Legal Representative of Victims, because the alleged interference was not proven to the standard required for aggravating circumstances, namely beyond reasonable doubt.   

On the basis of its overall assessment, and in accordance with the Rome Statute, the Chamber imposed a specific sentence for each of the crimes committed by Mr Ntaganda. These sentences ranged from eight years to 30 years of imprisonment. In addition, the Chamber imposed a joint overall sentence. Since the Chamber considered that the conditions warranting life imprisonment were not met, and because in such a situation the total period of imprisonment may not exceed 30 years in accordance with the Rome Statute, the Chamber considered that it had no further discretion in the determination of the overall joint sentence. It therefore sentenced Bosco Ntaganda to a total of 30 years of imprisonment.

In the circumstances of the case, taking into consideration the nature and gravity of the crimes, as well as Mr Ntaganda’s solvency, the Chamber did not consider it appropriate to also impose a fine or forfeiture of proceeds in addition to imprisonment.

Next steps: The Defence and the Prosecution may appeal this Sentencing Judgment within 30 days. Reparations to victims will be addressed in due course.

Background: On 8 July 2019, Trial Chamber VI found Mr Bosco Ntaganda guilty, beyond reasonable doubt, of 18 counts of war crimes and crimes against humanity, committed in Ituri, Democratic Republic of the Congo (DRC), in 2002-2003, namely the following crimes against humanity: murder and attempted murder, rape, sexual slavery, persecution, forcible transfer and deportation ; and the following war crimes: murder and attempted murder, intentionally directing attacks against civilians, rape, sexual slavery, ordering the displacement of the civilian population, conscripting and enlisting children under the age of 15 years into an armed group and using them to participate actively in hostilities, intentionally directing attacks against protected objects, and destroying the adversary’s property. The verdict is currently subject to appeals.

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Sentencing judgment

Summary of the judgment: English; Français  

Questions and answers document: English; Français

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Photographs of the hearing

For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

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Communiqué de presse: 07.11.2019

Bosco Ntaganda condamné à 30 ans d’emprisonnement

Bosco Ntaganda lors du prononcé de la peine à son encontre le 7 novembre 2019 dans la salle d’audience 1 de la Cour pénale internationale ©ICC-CPI

Le 7 novembre 2019, la Chambre de première instance VI de la Cour pénale internationale (CPI), à l’unanimité, a condamné Bosco Ntaganda à une peine totale de 30 ans d’emprisonnement. Le temps passé en détention à la CPI – du 22 mars 2013 au 7 novembre 2019 – sera déduit de la peine. 

Pour prendre sa décision, la Chambre a reçu des observations des parties et des participants concernant la peine, a entendu des témoins et admis des preuves, et a tenu une audience à ce sujet les 17, 18 et 20 septembre 2019. La Chambre a examiné la gravité des crimes respectifs et le degré de préjudice causé par chaque crime, ainsi que la culpabilité de M. Ntaganda, à savoir son degré d’intention et son degré de participation. La Chambre a également examiné des circonstances potentiellement atténuantes, mais a conclu qu’elles n’étaient pas établies ou que le poids accordé était trop limité pour avoir une incidence sur les peines individuelles et globales. Bien que la Chambre ait conclu à l’existence de circonstances aggravantes spécifiques à un certain nombre de crimes, elle n’a pas examiné les allégations de pressions qui auraient été exercées sur des témoins, présentées comme des circonstances aggravantes par l’Accusation et l’un des Représentants légaux des victimes, ces pressions n’ayant pas été prouvées par rapport à la norme requise pour les circonstances aggravantes,  à savoir au-delà de tout doute raisonnable.

Sur la base de son évaluation globale, et conformément au Statut de Rome, la Chambre a imposé une peine spécifique pour chacun des crimes commis par M. Ntaganda. Ces peines vont de huit à 30 ans d’emprisonnement. En outre, la Chambre a imposé une peine unique totale prononcée à titre cumulatif. La Chambre a considéré que les conditions de l’emprisonnement à perpétuité n’étaient pas réunies et que, dans ce cas, la durée totale de l’emprisonnement ne pouvait dépasser 30 ans conformément au Statut de Rome, la chambre a estimé qu’elle ne disposait d’aucun autre pouvoir discrétionnaire dans la détermination de la peine totale. Elle a donc condamné Bosco Ntaganda à un total de 30 ans d’emprisonnement.

Dans les circonstances de l’affaire, compte tenu de la nature et de la gravité des crimes, ainsi que de la solvabilité de M. Ntaganda, la Chambre a estimé qu’il n’était pas approprié d’imposer une amende ou une confiscation de biens en plus de l’emprisonnement.

Prochaines étapes : La Défense et le Procureur peuvent faire appel de cette peine dans un délai de 30 jours. Les réparations aux victimes seront traitées en temps voulu.

Contexte : Le 8 juillet 2019, la Chambre de première instance VI a déclaré M. Bosco Ntaganda coupable, au-delà de tout doute raisonnable, de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, commis en Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), en 2002-2003, à savoir, des crimes contre l’humanité suivants : meurtre et tentative de meurtre, viol, esclavage sexuel, persécution, transfert forcé de population et déportation ; et dde crimes de guerre suivants : meurtre et tentative de meurtre, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, viol, esclavage sexuel, le fait d’ordonner le déplacement de la population civile, enrôlement et conscription d’enfants de moins de 15 ans et leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités, attaques contre des biens protégés, et destruction de biens appartenant à l’adversaire.
Le verdict fait actuellement l’objet d’appels.

Pour plus d’information sur l’affaire, veuillez cliquer ici.

Sentencing judgment

Résumé du jugement : français ; anglais

Document de Questions et réponses : français ; anglais

Programme audiovisuel « Demandez à la Cour »

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Photographies de l’audience


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

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