ICC judges reject opening of an investigation regarding Afghanistan situation

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Today, 12 April 2019, Pre-Trial Chamber II of the International Criminal Court (ICC) rejected unanimously the request of the Prosecutor to proceed with an investigation for alleged crimes against humanity and war crimes, on the territory of in the Islamic Republic of Afghanistan. The judges decided that an investigation into the situation in Afghanistan at this stage would not serve the interests of justice. The Chamber is composed of Judge Antoine Kesia-Mbe Mindua, who will be appending a concurring separate opinion, Judge Tomoko Akane and Judge Rosario Salvatore Aitala.

On 20 November 2017, the Prosecutor had requested authorisation from Pre-Trial Judges to initiate an investigation into alleged war crimes and crimes against humanity in relation to the armed conflict in the Islamic Republic of Afghanistan since 1 May 2003, as well as regarding similar crimes related to the armed conflict in Afghanistan allegedly committed in the territory of other States Parties to the Rome Statute since 1 July 2002.

The Chamber thoroughly checked the information submitted by the Prosecutor and considered that the request establishes a reasonable basis to consider that crimes within the ICC jurisdiction have been committed in Afghanistan and that potential cases would be admissible before the Court. However, the Chamber noted the time elapsed since the opening of the preliminary examination in 2006 and the political changing scene in Afghanistan since then, the lack of cooperation that the Prosecutor has received and which is likely to go scarcer should an investigation be authorized hampering the chances of successful investigation and prosecution, as well as the need for the Court to use its resources prioritizing activities that would have better chances to succeed. 

The Chamber believes that, notwithstanding the fact all the relevant requirements are met as regards both jurisdiction and admissibility, the current circumstances of the situation in Afghanistan are such as to make the prospects for a successful investigation and prosecution extremely limited. Accordingly, it is unlikely that pursuing an investigation would result in meeting the objectives listed by the victims favouring the investigation.  Thus the Chamber concluded that an investigation into the situation in Afghanistan at this stage would not serve the interests of justice and rejected the Prosecutor’s request for authorization to investigate. 

Decision Pursuant to Article 15 of the Rome Statute on the Authorisation of an Investigation into the Situation in the Islamic Republic of Afghanistan  


For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

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Communiqué de presse : 12.04.2019

Les juges de la CPI refusent l’ouverture d’une enquête sur la situation en Afghanistan

Aujourd’hui, 12 avril 2019, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté, à l’unanimité, la demande du Procureur d’ouvrir une enquête pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés sur le territoire de la République islamique d’Afghanistan. Les juges ont décidé qu’une enquête sur la situation en Afghanistan à ce stade ne servirait pas les intérêts de la justice. La Chambre est composée du juge Antoine Kesia-Mbe Mindua, qui joindra une opinion individuelle concordante, de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala.

Le 20 novembre 2017, le Procureur avait demandé aux juges de la Chambre préliminaire l’autorisation d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés relevant de la compétence de la CPI qui auraient été commis sur le territoire de la République islamique d’Afghanistan en lien avec le conflit armé qui s’y déroule depuis le 1er mai 2003, ainsi que sur des crimes similaires en lien avec le conflit armé en Afghanistan qui auraient été commis sur le territoire d’autres États parties au Statut de Rome depuis le 1er juillet 2002. 

La Chambre a soigneusement examiné les informations fournies par le Procureur et a estimé que la requête constituait une base raisonnable permettant de considérer que des crimes relevant de la compétence de la CPI auraient été commis en Afghanistan et que des affaires potentielles seraient recevables devant la Cour. Cependant, la Chambre a pris note du temps écoulé depuis l’ouverture de l’examen préliminaire en 2006 et de l’évolution de la situation politique en Afghanistan, le manque de coopération dont le Procureur a bénéficié et qui risque de se raréfier si une enquête était autorisée, entravant les chances de succès des enquêtes et des poursuites, ainsi que la nécessité pour la Cour d’utiliser ses ressources en accordant la priorité aux activités qui auraient de meilleures chances de réussir.

La Chambre estime que, nonobstant le fait que toutes les conditions requises sont remplies concernant à la fois la compétence et la recevabilité, la situation actuelle en Afghanistan est telle qu’elle rend extrêmement difficile la réussite d’une enquête et de poursuites. En conséquence, il est peu probable que la poursuite d’une enquête aboutisse à la réalisation des objectifs énumérés par les victimes en faveur de l’enquête. La Chambre a donc conclut qu’une enquête sur la situation en Afghanistan ne servirait pas à ce stade les intérêts de la justice et rejette la demande du Procureur d’autoriser l’enquête.

Decision Pursuant to Article 15 of the Rome Statute on the Authorisation of an Investigation into the Situation in the Islamic Republic of Afghanistan  


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

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