ICC Pre-Trial Chamber II rejects Mr Bemba’s claim for compensation and damages

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Today, 18 May 2020, Pre-Trial Chamber II of the International Criminal Court (“ICC” or “Court”) issued its decision on ‘Mr Jean-Pierre Bemba’s claim for compensation and damages’. Mr Bemba was arrested in May 2008 following an ICC arrest warrant and was acquitted by the ICC Appeals Chamber on 8 June 2018.

The Chamber noted that Mr Bemba’s claim had two components to it: a request for compensation under article 85(3) of the Rome Statute, and a request for damages related to the alleged ICC Registry’s mismanagement of assets frozen by order of ICC Judges.

On the first component, the Chamber considered that Mr Bemba failed to establish that he had suffered a grave and manifest miscarriage of justice within the meaning of article 85 of the ICC Rome Statute, and accordingly, declined to exercise its discretion to award compensation to Mr Bemba.

On the second component, the Chamber found that the matter falls outside the scope of article 85 of the ICC Rome Statute and of its competence, and accordingly dismissed it. The Chamber also noted that, since the responsibility for the proper execution of a cooperation request emanating from the Court rests primarily with the requested States, with the role of the Registry limited to facilitating their communication with the Court, its decision is without prejudice to Mr Bemba’s right to pursue other procedural remedies and avenues which might otherwise be open to him for alleged damages to his assets  as a consequence of measures taken in connection with the implementation of the Court’s orders.

Furthermore, the Chamber noted that the Bemba case provides a case in point as to the seriousness of the consequences entailed by the absence of statutory limits as to the duration either of the proceedings or, even more critically, of custodial detention. While stressing the Court’s responsibility to ensure the expeditiousness of the proceedings as a fundamental tenet of the right to a fair trial and to streamline its own proceedings accordingly, the Chamber found it urgent for the State Parties to embark on a review of the Statute so as to consider addressing those limitations.

Decision on Mr Bemba’s claim for compensation and damages

For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

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Communiqué de presse : 18.05.2020

La Chambre préliminaire II de la CPI rejette la demande d’indemnisation et de dommages et intérêts de M. Bemba

Aujourd’hui, le 18 mai 2020, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a rendu sa décision sur la demande d’indemnisation et de dommages et intérêts de M. Jean-Pierre Bemba. M. Bemba a été arrêté en mai 2008 à la suite d’un mandat d’arrêt de la CPI et a été acquitté par la Chambre d’appel de la CPI le 8 juin 2018.

La Chambre a noté que la demande de M. Bemba comportait deux volets : une demande d’indemnisation au titre de l’article 85-3 du Statut de Rome et une demande de dommages et intérêts liée à l’alléguée mauvaise gestion par le Greffe de la CPI des avoirs gelés sur ordre des juges de la Cour.

Concernant le premier volet, la Chambre a considéré que M. Bemba n’avait pas établi qu’il avait subi une erreur judiciaire grave et manifeste au sens de l’article 85 du Statut de Rome de la CPI et, en conséquence, a refusé d’exercer son pouvoir discrétionnaire d’accorder une indemnisation à M. Bemba.

S’agissant du deuxième volet, la Chambre a conclu que cette question ne relevait pas du champ d’application de l’article 85 du Statut de Rome de la CPI et de sa compétence et l’a donc rejetée. La Chambre a également noté que, la responsabilité de la bonne exécution d’une demande de coopération émanant de la Cour incombant principalement aux États requis, le rôle du Greffe se limitant à faciliter leur communication avec la Cour, sa décision est sans préjudice au droit de M. Bemba de recourir à d’autres voies de recours et possibilités qui lui seraient autrement ouvertes concernant des dommages allégués en rapport avec ses avoirs à la suite de mesures prises dans le cadre de l’exécution des décisions de la Cour.

En outre, la Chambre a noté que l’affaire Bemba fournit un exemple de la gravité des conséquences entraînées par l’absence de limites statutaires quant à la durée de la procédure ou, plus grave encore, de la détention provisoire. Tout en soulignant la responsabilité de la Cour d’assurer la célérité de la procédure en tant que principe fondamental du droit à un procès équitable et de rationaliser sa propre procédure en conséquence, la Chambre a jugé urgent que les États parties se lancent dans une révision du Statut afin d’envisager de remédier à ces limitations.