ICC President concludes mission to the seat of the United Nations

The President of the International Criminal Court, Judge Chile Eboe-Osuji, has concluded an official mission to the seat of the United Nations (UN) in New York. During his visit, which lasted from Monday, 29 October until Thursday 1 November 2018, President Eboe-Osuji addressed the UN General Assembly to present the Court’s annual report to the United Nations. He also held a number of meetings with representatives of States and officials of the United Nations, and gave a lecture at the Columbia Law School.

In his address to the UN General Assembly, as well as in his many meetings, President Eboe-Osuji underlined the need for continued support and commitment to the Court. “It is both necessary and possible to strengthen the ICC. For, that is to strengthen the wall of conscience and of international law against ‘unimaginable atrocities that deeply shock the conscience of humanity’”, he told the General Assembly.

He argued that the Court is today as necessary as it was at the adoption of its founding treaty 20 years ago, particularly taking into account the number of armed conflicts in the world, which often bring atrocity crimes with them. “It is in this respect that the objectives of the United Nations and the ICC remain unsurprisingly at one. They commonly involve the global project to protect peace and security and human rights, through multilateral cooperation and action – backed by the international rule of law”, President Eboe-Osuji stated.

In his remarks, the Court President emphasised that the ICC does not undermine national sovereignty. “Under the Rome Statute, the primary jurisdiction belongs to the State with the closest sovereign connection to the situation under consideration. It is only when that State proves unable or unwilling to do justice in the exercise of that primary jurisdiction that the ICC is legally entitled to intervene. The essence of the doctrine of complementarity, then, is that justice must not suffer the fate of the neglected orphan in the province of sovereignty of nations.”

President Eboe-Osuji also referred to the Court’s intensive investigative and judicial activities during the past year, including increasingly in proceedings relating to reparation of victims, as detailed in the Court’s written annual report.

During his visit, the Court President met with a number of senior United Nations officials, including the President of the UN General Assembly, H.E. María Fernanda Espinosa Garcés. He briefed the New York Working Group of the Bureau of the Assembly of States Parties to the Rome Statute, met with several regional groups of States and held talks bilaterally with several permanent representatives to the UN from States Parties as well as States not party to the Rome Statute. These meetings provided opportunities for highly constructive discussions on the Court’s current activities as well as on efforts to strengthen cooperation in the international efforts for accountability and increase the participation of States in the Rome Statute system.

 

For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

You can also follow the Court’s activities on TwitterFacebookTumblrYouTube, Instagram and Flickr

Photos: ©UN Photo/Loey Felipe

 

 

Communiqué de presse : 02.11.2018

 Le Président de la Cour conclut sa mission au siège des Nations Unies pour présenter son rapport annuel : « Il est à la fois possible et nécessaire de renforcer la CPI »

Le juge Chile Eboe-Osuji, Président de la Cour pénale internationale, a achevé une mission officielle au siège des Nations Unies à New York. Au cours de sa visite, du 29 octobre au 1er novembre 2018, le Président Eboe-Osuji s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations Unies pour présenter le Rapport annuel de la Cour aux Nations Unies. Il a également tenu un certain nombre de réunions avec des représentants d’États et des Nations Unies, et a donné une conférence à la Columbia Law School.

Dans son discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, ainsi que lors de nombreuses réunions, le Président Eboe-Osuji a souligné la nécessité d’un soutien et d’un engagement continus envers la Cour. « Il est à la fois nécessaire et possible de renforcer la CPI. Car cela revient à renforcer le mur de la conscience et celui du droit international contre ‘des atrocités qui défient l’imagination et heurtent profondément la conscience humaine’ », a-t-il dit devant l’Assemblée générale.

Il a fait valoir que la Cour est aussi nécessaire aujourd’hui que lors de l’adoption de son traité fondateur il y a 20 ans, compte tenu en particulier du nombre de conflits armés dans le monde entraînant souvent des crimes atroces. « C’est à cet égard que, sans surprise, les objectifs des Nations Unies et de la CPI restent identiques, incluant pareillement le projet mondial visant à protéger la paix, la sécurité et les droits de l’homme grâce à la coopération et l’action multilatérales — appuyées par la primauté du droit à l’échelle internationale », a déclaré le Président Eboe-Osuji.

Dans ses remarques, le Président de la Cour a souligné que la CPI ne porte pas atteinte à la souveraineté nationale. « Le Statut de Rome prévoit que c’est l’État à la souveraineté duquel ressortit le plus directement une situation qui est compétent au premier chef à l’égard de celle-ci. Ce n’est que si cet État n’a pas les moyens ou la volonté d’exercer cette compétence qui lui incombe au premier chef que la CPI a légalement le droit d’intervenir. L’essence du principe de complémentarité est donc que la justice ne doit pas, au pays de la souveraineté des nations, subir le sort de l’orphelin négligé.»

Le Président Eboe-Osuji a également évoqué les activités d’enquête et judiciaires intensives menées par la Cour pendant l’année écoulée, notamment les procédures relatives aux réparations en faveur des victimes, comme indiqué dans le Rapport annuel écrit de la Cour.

Au cours de sa visite, le Président de la Cour a rencontré plusieurs hauts fonctionnaires des Nations Unies, dont la Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, S.E. María Fernanda Espinosa Garcés. Il a informé le Groupe de travail de New York du Bureau de l’Assemblée des États parties au Statut de Rome, a rencontré plusieurs groupes régionaux d’États et s’est entretenu de manière bilatérale avec plusieurs Représentants permanents auprès des Nations Unies, d’États parties et non parties au Statut de Rome. Ces réunions ont été l’occasion de discussions extrêmement constructives sur les activités actuelles de la Cour ainsi que sur les efforts visant à renforcer la coopération dans les efforts internationaux en matière de responsabilité et à accroître la participation des États au système du Statut de Rome.

Related Post