ICC Prosecutor’s Statement on the International Day for the Elimination of Violence against Women

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On the occasion of this year’s Day for the Elimination of Violence against Women, I join the calls for a world free of violence against women and children.

Women and girls around the world continue to be the victims of unspeakable crimes, from sexual and gender-based violence to harassment, human trafficking, child marriages, and being forced to serve as child soldiers.

Despite progress made in the fight against impunity for such crimes, they remain prevalent. These are crimes that have traditionally gone un-reported and un-punished for too long. Their impact on women and girl victims is profound, with sometimes irreversible physical and mental repercussions.  The suffering is also extended to their families and communities.

This annual commemoration offers the international community writ large an opportunity to take stock of the progress made, but also the hurdles and challenges that still stand in the way and which must be addressed.

The Rome Statute of the International Criminal Court (“ICC” or the “Court”) serves as an important legal instrument in the fight against impunity for atrocity crimes.

Building on my Office’s Policy Paper on Sexual and Gender Based Crimes (“SGBC”) and the Policy Paper on Children, we have sought to systematically investigate and prosecute sexual and gender-based crimes and crimes against or affecting children.The charges we have brought in the Prosecution’s cases and the successes we have secured in court attest to this reality. Much more work remains to be done but we are committed.

My Office will continue to exert all efforts to meet challenges and ensure a measure of justice for the victims of these crimes. Together, with the competent authorities at the national level, we can and must close the impunity gap for violence against women and children, each within our respective complementary mandates.

In the 21st century, violence against women and children is still a stain on our humanity; it must be eliminated for good.

The Office of the Prosecutor of the ICC conducts independent and impartial preliminary examinations, investigations and prosecutions of the crime of genocide, crimes against humanity, war crimes and the crime of aggression. Since 2003, the Office has been conducting investigations in multiple situations within the ICC’s jurisdiction, namely in Uganda; the Democratic Republic of the Congo; Darfur, Sudan; the Central African Republic (two distinct situations); Kenya; Libya; Côte d’Ivoire; Mali; Georgia, Burundi Bangladesh/Myanmar and Afghanistan (subject to a pending article 18 deferral request). The Office is also currently conducting preliminary examinations relating to the situations in Bolivia; Colombia; Guinea; Iraq/UK; the Philippines; Nigeria; Ukraine; and Venezuela (I and II), while the situation in Palestine is pending a judicial ruling.

For further details on “preliminary examinations” and “situations and cases” before the Court, click here, and here.

Source: Office of the Prosecutor| Contact: OTPNewsDesk@icc-cpi.int

Déclaration : 27 novembre 2020

Déclaration du Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, commémorée cette année

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À l’occasion de la journée consacrée cette année à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, je m’associe aux appels lancés en faveur d’un monde où il n’y aurait plus de violences à l’égard des femmes et des enfants.

Des femmes et des jeunes filles à travers le monde sont encore victimes de crimes innommables, allant des violences sexuelles et à caractère sexiste, du harcèlement et de la traite de leur personne, aux contraintes de se marier dès l’enfance ou de devenir enfants soldats.

Des progrès ont certes été réalisés dans la lutte contre l’impunité des auteurs de ces crimes mais ils sont encore bien présents. Il s’agit de crimes qui sont habituellement passés sous silence et qui restent impunis depuis trop longtemps. Leurs répercussions sur les femmes et les jeunes filles qui en sont victimes sont dévastatrices et entraînent parfois des séquelles irréversibles sur le plan physique et mental. Les souffrances qui en découlent touchent également leurs familles et leurs communautés.

Cette commémoration annuelle permet à l’ensemble de la communauté internationale de dresser le bilan des progrès accomplis, mais aussi des difficultés et des obstacles qu’il reste à surmonter.

Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (la « CPI » ou la « Cour ») constitue un important instrument juridique dans la lutte contre l’impunité des auteurs d’atrocités.

À partir du Document de politique générale relatif aux crimes sexuels et à caractère sexistes et du Document de politique générale relatif aux enfants de mon Bureau, nous nous sommes efforcés de mener systématiquement des enquêtes et des poursuites sur les crimes sexuels et à caractère sexiste et sur les crimes contre les enfants ou touchant ces derniers. Les accusations que nous avons présentées dans nos dossiers à charge et les succès que nous avons obtenus à l’audience en attestent. Il reste encore beaucoup à faire mais notre détermination reste intacte.

Mon Bureau continuera à mettre tout en œuvre pour surmonter les obstacles et veiller à ce qu’une certaine forme de justice soit rendue aux victimes de ces crimes. Ensemble, avec l’appui des autorités compétentes à l’échelle nationale, nous pouvons et nous devons mettre fin à l’impunité des auteurs des violences commises contre les femmes et les enfants, chacun de nous dans le cadre de nos mandats respectifs et complémentaires.

Au XXIe siècle, les violences à l’égard des femmes et des enfants entachent encore notre dignité humaine et il faut les éradiquer pour de bon.

Le Bureau du Procureur de la CPI mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et du crime d’agression, en toute impartialité et en toute indépendance. Depuis 2003, le Bureau enquête sur plusieurs situations relevant de la compétence de la CPI, notamment en Afghanistan (qui fait actuellement l’objet d’une demande de sursis visée à l’article 18 du Statut de Rome), au Bangladesh/Myanmar, au Burundi, en Côte d’Ivoire, au Darfour (Soudan), en Géorgie, au Kenya, en Libye, au Mali, en Ouganda, en République centrafricaine (deux situations distinctes) et en République démocratique du Congo. Le Bureau conduit également des examens préliminaires à propos des situations en Bolivie, en Colombie, en Guinée, en Iraq/Royaume-Uni, au Nigéria, aux Philippines, en Ukraine et au Venezuela (I et II), tandis que la situation en Palestine doit faire l’objet d’une décision judiciaire.

Pour en savoir plus sur les «examens préliminaires » et les «situations et affaires» portées devant la Cour, veuillez cliquer ici et ici.

Source: Bureau du Procureur | Contact : OTPNewsDesk@icc-cpi.int