ICC Trial Chamber VI declares Bosco Ntaganda guilty of war crimes and crimes against humanity

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Bosco Ntaganda during the delivering of the judgment of ICC Trial Chamber VI at the seat of the Court in The Hague (The Netherlands) on 8 July 2019 ©ICC-CPI

Today, 8 July 2019, Trial Chamber VI of the International Criminal Court (ICC) found Mr Bosco Ntaganda guilty, beyond reasonable doubt, of 18 counts of war crimes and crimes against humanity, committed in Ituri, Democratic Republic of the Congo (DRC), in 2002-2003. Trial Chamber VI, composed of Judge Robert Fremr, Presiding Judge, Judge Kuniko Ozaki and Judge Chang-ho Chung, announced its judgment during a public hearing held in Courtroom I at the seat of the Court in The Hague (The Netherlands).

Findings: To make its decision, the Chamber reviewed all the evidence submitted during the trial, including documents, eye witnesses and insiders.

Trial Chamber VI found that the Union des Patriotes Congolais [Union of Congolese Patriots] (UPC) and its military wing, the Forces Patriotiques pour la Libération du Congo [Patriotic Force for the Liberation of Congo] (FPLC), were at all times involved in at least one non-international armed conflict with an opposing party, in Ituri, district of the DRC from on or about 6 August 2002 to on or about 31 December 2003.

The conduct of the UPC/FPLC against the civilian population was the intended outcome of a preconceived strategy to target the civilian population, and the crimes committed took place pursuant to a policy of the UPC/FPLC. Mr Ntaganda fulfilled a very important military function in the UPC/FPLC.

In this context, the Chamber found Mr Ntaganda guilty of crimes against humanity (murder and attempted murder, rape, sexual slavery, persecution, forcible transfer and deportation) and war crimes (murder and attempted murder, intentionally directing attacks against civilians, rape, sexual slavery, ordering the displacement of the civilian population, conscripting and enlisting children under the age of 15 years into an armed group and using them to participate actively in hostilities, intentionally directing attacks against protected objects, and destroying the adversary’s property).

While the evidence did not sustain all incidents indicated by the Prosecutor, it did demonstrate that in relation to each of the 18 counts at least part of the charges were proven beyond any reasonable doubt.

The Chamber has found that Mr Ntaganda was liable as a direct perpetrator for parts of the charges of three of the crimes, namely murder as a crime against humanity and a war crime and persecution as a crime against humanity, and was an indirect perpetrator for the other parts of these crimes. He was convicted as an indirect perpetrator for the remaining crimes.   

Next steps:  In order to determine Mr Ntaganda’s sentence in this case, the Chamber will receive submissions from the parties and participants regarding the possible sentence, and will schedule a separate hearing, to receive evidence and address matters related to sentencing. Pending the decision on sentencing, Mr Ntaganda continues to be detained.

The parties (the Prosecution and Defence) may appeal the decision of conviction within thirty days. Issues related to the procedure for victims’ reparations will be addressed in due course.

Background on the trial: The trial of Mr Ntaganda opened on 2 September 2015 and closing statements from 28 to 30 August 2018.

Over the course of 248 hearings, the Chamber heard 80 witnesses and experts called by the Office of the ICC Prosecutor, Ms Fatou Bensouda, 19 witnesses called by the Defence team lead by Mr Stéphane Bourgon and three witnesses called by the legal representatives of the victims participating in the proceedings, as well as five victims who presented their views and concerns.

A total of 2 129 victims, represented by their legal counsel, Ms Sarah Pellet and Mr Dmytro Suprun from the ICC Office for Public Counsel for the Victims, participated in the trial after having been authorised by the Chamber to do so.

The Trial Chamber issued 347 written decisions and 257 oral decisions during the trial phase. 1791 items were admitted into evidence. After the presentation of evidence, the Chamber received written closing submissions from the parties and the Legal Representatives of Victims; in total more than 1 400 pages. The total number of filings of the parties and participants and the Chamber’s decisions is more than 2300 filings.

For further information on the case, click here

Judgment

Summary of the judgment: English; Français

Questions and answers document: English; Français

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Photographs of the hearing

For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

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Communiqué de presse : 08.07.2019

La Chambre de première instance VI de la CPI déclare Bosco Ntaganda coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité

Bosco Ntaganda lors du prononcé du jugement de la Chambre de première instance VI de la CPI au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas) le 8 juillet 2019 © ICC-CPI

Aujourd’hui, le 8 juillet 2019, la Chambre de première instance VI de la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré M. Bosco Ntaganda coupable, au-delà de tout doute raisonnable, de 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, commis en Ituri, en République démocratique du Congo (RDC), en 2002-2003. La Chambre de première instance VI, composée du juge Robert Fremr, juge président, de la juge Kuniko Ozaki et du juge Chang-ho Chung, a annoncé son jugement lors d’une audience publique tenue dans la salle d’audience I au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas).

Constatations : Pour prendre sa décision, la Chambre a examiné tous les éléments de preuve soumis au cours du procès, notamment des documents, des témoins oculaires et des témoins privilégiés.

La Chambre de première instance VI a constaté que l’Union des Patriotes Congolais (UPC) et son aile militaire, les Forces Patriotiques pour la Libération du Congo (FPLC), ont été impliqués à tout moment dans au moins un conflit armé non international contre une partie adverse, en Ituri, district de la RDC, du 6 août 2002 au plus tard au 31 décembre 2003 ou vers cette date.

La conduite de l’UPC / FPLC contre la population civile était le résultat attendu d’une stratégie préconçue visant la population civile. Les crimes ont été commis conformément à une politique de l’UPC / FPLC. M. Ntaganda exerçait une fonction militaire très importante au sein de l’UPC / FPLC.

Dans ce contexte, la Chambre de première instance VI a déclaré M. Ntaganda coupable de crimes contre l’humanité (meurtre et tentative de meurtre, viol, esclavage sexuel, persécution, transfert forcé de population et déportation) et de crimes de guerre (meurtre et tentative de meurtre, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, viol, esclavage sexuel, le fait d’ordonner le déplacement de la population civile, enrôlement et conscription d’enfants de moins de 15 ans et leur utilisation pour les faire participer activement à des hostilités, attaques contre des biens protégés, et destruction de biens appartenant à l’adversaire). 

Bien que les éléments de preuve n’aient pas étayé tous les incidents signalés par le Procureur, ils ont néanmoins démontré que, pour chacun des 18 chefs d’accusation, au moins une partie des charges étaient prouvées au-delà de tout doute raisonnable.

La Chambre a conclu que M. Ntaganda était directement responsable d’une partie de trois des chefs de crime, à savoir le meurtre en tant que crime contre l’humanité, le crime de guerre et la persécution en tant que crime contre l’humanité, et qu’il était l’auteur indirect des parties restante de ces crimes. Il a été reconnu coupable en tant qu’auteur indirect des autres crimes.

Prochaines étapes : Afin de déterminer la peine de M. Ntaganda dans cette affaire, la Chambre recevra les observations des parties et des participants concernant la possible peine, et organisera une audience séparée pour recueillir les preuves et traiter des questions liées à la peine. Dans l’attente de la décision sur la détermination de la peine, M. Ntaganda restera en détention.

Les parties (l’Accusation et la Défense) ont 30 jours pour faire appel de ce jugement. Les questions relatives aux réparations en faveur des victimes seront examinées en temps voulu.

Contexte du procès : Le procès de M. Ntaganda s’est ouvert le 2 septembre 2015 et les conclusions finales ont été entendues du 28 au 30 août 2018.

Au cours des 248 audiences, la Chambre a entendu 80 témoins et experts appelés à la barre par le Bureau du Procureur de la Cour, Mme Fatou Bensouda, 19 témoins appelés à la barre par l’équipe de la Défense dirigée par Me Stéphane Bourgon, et trois témoins que les représentants légaux des victimes participant à la procédure ont fait citer à comparaître, ainsi que cinq victimes qui ont exposé leurs vues et préoccupations. 

Au total, 2 129 victimes, représentées par les représentants légaux du Bureau du conseil public pour les victimes, Mme Sarah Pellet et M. Dmytro Suprun, participent au procès sur autorisation de la Chambre. 

La Chambre de première instance a rendu 347 décisions écrites et 257 décisions orales au cours de la phase du procès. 1791 éléments ont été admis comme preuve. Après la présentation des éléments de preuve, la Chambre a reçu des observations finales écrites des parties et des représentants légaux des victimes, au total plus de 1 400 pages. Le nombre total de documents déposés par les parties et des participants et de décisions de la Chambre est supérieur à 2300.

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Jugement

Résumé du jugement : français ; anglais

Document de Questions et réponses : français ; anglais

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Photographies de l’audience


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int.

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