Registered Vessels of Comoros, Greece and Cambodia: ICC Appeals Chamber rejects the Prosecutor’s appeal

Watch Animation on Youtube Free:

On 2 September 2019, the Appeals Chamber of the International Criminal Court (“ICC” or “the Court”), Judge Solomy Balungi Bossa presiding, delivered its judgment and rejected the appeal of the Prosecutor against the decision of Pre-Trial Chamber I on the “Application for Judicial Review by the Government of the Union of the Comoros”‘ of 15 November 2018. The Appeals Chamber’s judgment was taken by majority, with Judge Chile Eboe-Osuji and Judge Luz del Carmen Ibáñez Carranza issuing partly dissenting opinions.

By way of background, on 14 May 2013, a referral was received by the Office of the Prosecutor from the authorities of the Union of the Comoros, a State Party to the Rome Statute, in relation to an attack on 31 May 2010 by the Israeli Defence Forces on the Humanitarian Aid Flotilla bound for the Gaza strip. On 6 November 2014, the Prosecutor issued her decision not to investigate the attack. On 16 July 2015, Pre-Trial Chamber I, by majority, requested  the Prosecutor to reconsider the 6 November 2014 decision not to investigate the attack. Subsequently, on 29 November 2017 the Prosecutor filed her decision, which she considered to be final, reaffirming her previous decision not to investigate the attack. On 15 November 2018, Pre-Trial Chamber I directed the Prosecutor to reconsider her decision of 6 November 2014 not to investigate the attack in light of the specific directions of the Pre-Trial Chamber’s 16 July 2015 Decision. The Prosecutor then appealed this decision.

The Appeals Chamber Judgment today confirms the Pre-Trial Chamber’s decision of 15 November 2018 to the effect that the Prosecutor must reconsider her decision on the Comoros’ referral, by 2 December 2019, in light of the specific directions of the Pre-Trial Chamber’s 16 July 2015 Decision and the directions of the Appeals Chamber in its judgment. The Appeals Chamber nevertheless maintained, Judge Eboe-Osuji and Judge Ibáñez dissenting, that the ‘ultimate decision’ as to whether or not to initiate an investigation is that of the Prosecutor.

Legal reasoning

The Appeals Chamber considered that Pre-Trial Chamber I did not err in reviewing  whether a decision of the Prosecutor that she considered to be ‘final’ subsequently to a first request for reconsideration, does actually amounts to a proper ‘final decision’. The scope of the Pre-Trial Chamber’s review in such a case is limited to establishing whether or not the Prosecutor carried out the reconsideration in accordance with the Pre-Trial Chamber’s request.

The Appeals Chamber also noted that the Prosecutor is required to demonstrate how she addressed the relevant issues in light of the Pre-Trial Chamber’s directions. It also indicated that where questions of law arise, the only authoritative interpretation of the relevant law is that adopted by the judges of the Court. Also, the Prosecutor must comply, if directed by the Pre-Trial Chamber, to take into account certain available information when determining whether there is a sufficient factual basis to initiate an investigation. However, the Majority of the Appeals Chamber found, Judge Eboe-Osuji and Judge Ibáñez dissenting, that it is not for the Pre-Trial Chamber to direct the Prosecutor as to how to assess this information and which factual findings she should reach. The Appeals Chamber found that the Prosecutor failed to follow the Pre-Trial Chamber’s legal interpretations and thus the Pre-Trial Chamber did not err when it decided to direct the Prosecutor to carry out a new reconsideration of her decision not to investigate.

Judgment on the appeal of the Prosecutor against Pre-Trial Chamber I’s ‘Decision on the “Application for Judicial Review by the Government of the Union of the Comoros”’

Partly Dissenting Opinion of Judge Eboe-Osuji

Photographs of the hearing

Audio-visual materials:

YouTube (for viewing)

Video (MPEG-4) for viewing and download

Audio (MPEG-3) for download


For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

You can also follow the Court’s activities on TwitterFacebookTumblrYouTubeInstagram and Flickr


Communiqué de presse : 02.09.2019

Situation relative aux navires battant pavillons comorien, grec et cambodgien : la Chambre d’appel de la CPI rejette l’appel du Procureur

La juge Solomy Balungi Bossa, juge présidente pour le prononcé de l’arrêt de la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale du 2 septembre 2019 au siège de la Cour à La Haye, aux Pays-Bas © ICC-CPI

Le 2 septembre 2019, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour »), la juge Solomy Balungi Bossa présidant sur cet appel, a rendu son arrêt et a rejeté l’appel du Procureur contre la décision de la Chambre préliminaire I relative à la demande de révision judiciaire présentée par le gouvernement de l’Union des Comores du 15 novembre 2018. L’arrêt de la Chambre d’appel a été pris à la majorité, le juge Chile Eboe-Osuji et la juge Luz del Carmen Ibáñez Carranza, ayant rendu des opinions partiellement dissidentes.

Pour contexte, le 14 mai 2013, le Bureau du Procureur avait reçu un renvoi des autorités de l’Union des Comores, Etat partie au Statut de Rome, concernant une attaque le 31 mai 2010 par les forces de défense israéliennes contre un navire d’aide humanitaire à destination de la bande de Gaza. Le 6 novembre 2014, le Procureur a publié sa décision de ne pas enquêter sur l’attaque. Le 16 juillet 2015, la Chambre préliminaire I a demandé, à la majorité, au Procureur de la CPI de revoir sa décision de ne pas ouvrir d’enquête concernant cette attaque. Le 29 novembre 2017, le Procureur a publié une décision, qu’elle considérait comme définitive, réaffirmant sa décision antérieure du 6 novembre 2014, de ne pas enquêter sur cette attaque. Le 15 novembre 2018, la Chambre préliminaire I a ordonné au Procureur de réexaminer sa décision du 6 novembre 2014 de ne pas enquêter sur cette attaque à la lumière des instructions précises de la décision de la Chambre préliminaire du 16 juillet 2015. Le Procureur a ensuite fait appel de cette décision.

L’arrêt de la Chambre d’appel confirme aujourd’hui la décision de la Chambre préliminaire I du 15 novembre 2018, à l’effet que le Procureur doit reconsidérer sa décision sur le renvoi des Comores, au plus tard le 2 décembre 2019, à la lumière des instructions précises de la Chambre préliminaire énoncées dans la décision du 16 juillet 2015 et des instructions de la Chambre d’appel dans son arrêt. La Chambre d’appel a néanmoins souligné, les juges Eboe-Osuji et Ibáñez ayant des opinions dissidentes, que la « décision finale » d’ouvrir, ou non, une enquête revient au Procureur.

Raisonnement juridique

La Chambre d’appel a estimé que la Chambre préliminaire I n’a pas commis d’erreur en examinant si une décision par Mme le Procureur, prise suite à une première demande de révision et considérée par elle comme « définitive » , constituait en effet une « décision définitive ». La portée de l’examen de la Chambre préliminaire dans ce cas se limite à déterminer si le Procureur a procédé ou non à la révision en conformité avec la demande de la Chambre préliminaire.

La Chambre d’appel a également noté que le Procureur était tenu de démontrer comment elle a abordé les questions pertinentes à la lumière des instructions de la Chambre préliminaire. Elle a également indiqué que, lorsque des questions de droit se posaient, la seule interprétation faisant autorité était celle adoptée par les juges de la Cour. En outre, le Procureur doit se conformer, sur ordre de la Chambre préliminaire, et tenir compte de certaines informations disponibles en vue de déterminer s’il existe une base factuelle suffisante pour ouvrir une enquête. Cependant, La majorité de la Chambre d’appel, les juges Eboe-Osuji et Ibáñez ayant des opinions dissidentes, a souligné qu’il n’appartient pas à la Chambre préliminaire d’indiquer au Procureur comment évaluer ces informations et quelles conclusions factuelles elle devrait prendre. Chambre d’appel, a conclu que le Procureur n’a pas suivi les interprétations juridiques de la Chambre préliminaire et que la Chambre préliminaire n’a donc pas commis d’erreur en décidant d’ordonner au Procureur de procéder à une nouvelle révision de sa décision de ne pas enquêter.

Judgment on the appeal of the Prosecutor against Pre-Trial Chamber I’s ‘Decision on the “Application for Judicial Review by the Government of the Union of the Comoros”’

Partly Dissenting Opinion of Judge Eboe-Osuji

Photographies de l’audience

Documents audiovisuels :

YouTube (pour visionnage)

Vidéo (MPEG-4) pour téléchargement

Audio (MPEG-3) pour téléchargement 


Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

Les activités de la CPI peuvent également être suivies sur TwitterFacebookTumblrYouTube, Instagram et Flickr


This message contains information that may be privileged or confidential and is the property of the International Criminal Court. It is intended only for the person to whom it is addressed. If you are not the intended recipient, you are not authorized by the owner of the information to read, print, retain copy, disseminate, distribute, or use this message or any part hereof. If you receive this message in error, please notify the sender immediately and delete this message and all copies hereof.
Les informations contenues dans ce message peuvent être confidentielles ou soumises au secret professionnel et elles sont la propriété de la Cour pénale internationale. Ce message n’est destiné qu’à la personne à laquelle il est adressé. Si vous n’êtes pas le destinataire voulu, le propriétaire des informations ne vous autorise pas à lire, imprimer, copier, diffuser, distribuer ou utiliser ce message, pas même en partie. Si vous avez reçu ce message par erreur, veuillez prévenir l’expéditeur immédiatement et effacer ce message et toutes les copies qui en auraient été faites.