Statement of the Prosecutor correcting assertions contained in article published by The Telegraph

On Saturday, 2 July 2016, the British daily, The Telegraph, published an article erroneously asserting that my Office has “already ruled out putting Tony Blair on trial for war crimes.“

The article is being widely disseminated, aggravating the spread of inaccurate information concerning the ongoing preliminary examination carried out by my Office with respect to the Situation in Iraq.   As such, I am compelled to correct the public record by providing the following clarification.

First, I reiterate that all the activities of my Office, including all our preliminary examination work, are conducted with full independence and impartiality.   These principles are non-negotiable in my Office.

Second, it must be emphasised that my Office has not taken a position with respect to the Chilcot Report; the contents of which are yet to be released and are unknown to us at this stage.

Third, my Office is currently conducting a preliminary examination with respect to the Situation in Iraq, not an investigation.   A preliminary examination is aimed at determining whether there is a reasonable basis to open an investigation on the basis of all reliable information that we have independently assessed in accordance with the Rome Statute legal criteria.   The Office will consider the Chilcot Report as part of its due diligence of assessing all relevant material that could provide further context to the allegations of war crimes by British  troops in Iraq.  Additional details of this work are available in our latest preliminary examination report.

Fourth, while the International Criminal Court (“ICC“ or the “Court“) currently has jurisdiction over war crimes, crimes against humanity and genocide, as explained to The Telegraph, the Court does not yet have jurisdiction over the crime of aggression.  Therefore, the specific question of the legality of the decision to resort to the use of force in Iraq in 2003 ““ or elsewhere ““ does not fall within the legal mandate of the Court, and hence, is not within the scope of its preliminary examination.

An important distinction must be borne in mind between war crimes, which fall within the jurisdiction of the ICC, and the crime of aggression, which, at the present stage, does not.   These are two very distinct crimes with their own legal elements of criminality.   Suggesting, therefore, that the ICC has ruled out investigating the former British Prime Minister for war crimes but may prosecute soldiers is a misrepresentation of the facts, drawn from unfamiliarity with the Court`s jurisdictional parameters. These parameters also require the Court to exercise jurisdiction only when a state is unable or unwilling to genuinely investigate and prosecute the perpetrators.

Once a decision is made to open an investigation in any given situation, my Office may investigate and prosecute any individual suspected of committing crimes within the Court`s jurisdiction, namely war crimes, crimes against humanity or genocide.   We do this work without fear or favour and irrespective of the official capacity of the perpetrator(s).   In accordance with the scope of my Office`s policy, in fact, as a general rule, my Office will prosecute those most responsible for the commission of these serious crimes.  The warrants of arrest issued to date by the Court have been line with this policy and principled approach.

In short, the assertions about the ICC and my Office`s work contained in the said article published by The Telegraph are inaccurate.

 

Dé claration: 04/07/2016

 

Le samedi 2 juillet 2016, le quotidien Britannique, «  The Telegraph   », a publié un article affirmant de façon inexacte que mon Bureau à «  dé jà exclu de poursuivre en justice Tony Blair pour crimes de guerre   ».

Cet article est largement diffusé , aggravant la dissé mination d`informations impré cises concernant l`examen pré liminaire en cours effectué par mon Bureau relatif à la Situation en Iraq. A cet é gard, je suis contrainte de ré tablir les faits en apportant les clarifications suivantes.

Premièrement, je ré affirme une fois de plus que toutes les activité s de mon Bureau, y compris tous nos examens pré liminaire, sont conduites en toute indé pendance et impartialité . Ces principes ne sont pas né gociables dans mon bureau.

Deuxièmement, il doit être souligné que mon Bureau n`a pas pris de position au sujet du «  Rapport Chilcot   », dont le contenu n`a pas encore é té publié et nous reste inconnu à ce stade.

Troisièmement, mon Bureau n`a jamais pré tendu qu`il examinera  le Rapport dans le but de trouver des preuves potentielles de crimes de guerre commis par les troupes britanniques en Iraq. Il doit être pré cisé que mon Bureau conduit actuellement un examen pré liminaire et non une enquête dans la Situation en Iraq. Un examen pré liminaire vise à dé terminer s`il existe une base raisonnable pour ouvrir une enquête sur la base de toutes informations fiables que nous avons é valué es d`une manière indé pendante et conformé ment aux critères  juridiques du Statut de Rome. Le Bureau examinera le Rapport Chilcot dans le cadre de son é valuation diligente de tout maté riel susceptible d`é clairer le contexte des crimes de guerre pré sumé s commis par les troupes Britannique en Iraq. Des dé tails supplé mentaires à ce sujet sont disponibles dans notre dernier rapport sur les examens pré liminaires.

Quatrièmement, si la Cour pé nale internationale ( «  CPI   » ou la «  Cour   ») exerce sa compé tence sur les crimes de guerre, les crimes contre l`humanité et le gé nocide, comme l`avait é té expliqué au «  The Telegraph   », la Cour n`exerce pas encore de compé tence sur les crimes d`agression. Par consé quent, la question spé cifique portant sur la lé galité de la dé cision de recourir à la force en Iraq en 2003 ““ ou ailleurs ““ ne relève pas du mandat juridique de la Cour, ni de s`inscrit dans le cadre de son examen pré liminaire.

Il faut tenir compte d`une distinction importante entre les crimes de guerre, qui tombent sous la compé tence de la Cour et le crime d`agression, qui n`en relève pas à ce jour. Ces deux crimes sont considé rablement diffé rents tenant compte de leurs propres é lé ments juridiques pé naux. De ce fait, suggé rer que la CPI a exclu d`enquêter sur la responsabilité de l`ancien Premier Ministre Britannique dans la commission de crimes de guerre mais pourrait poursuivre des soldats est une dé formation des faits, ré sultat d`une mé connaissance des paramètres juridiques de la Cour. Ces dits paramètres exigent aussi que la Cour n`exerce sa compé tence que lorsqu`un Etat manque de la volonté ou de la capacité d`enquêter et poursuivre  les auteurs des crimes.

Une fois prise la dé cision d`ouvrir une enquête dans une situation donné e, mon Bureau est en mesure de poursuivre toute personne soupçonné e d`avoir commis des crimes relevant de la compé tence de la Cour, à savoir les crimes de guerre, les crimes contre l`humanité ou le gé nocide. Nous accomplissons ce travail sans crainte ni faveur et quelle que soit le statut officiel de ou des auteur(s). Conformé ment à la politique de mon Bureau, en règle gé né rale, mon Bureau poursuit les principaux responsables des crimes les plus graves. Les mandats d`arrêt dé livré s par la Cour à ce jour ont é té conformes à cette politique et ces principes.

En conclusion, les assertions concernant la CPI et le travail de mon Bureau contenues dans ledit article publié par «  The Telegraph   » sont inexactes.

 

 

Source: ICC