Yekatom and Ngaïssona case: ICC confirms part of the charges, commits suspects to trial

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Today, 11 December 2019, Pre-Trial Chamber II of the International Criminal Court (“ICC” or “Court”) issued a unanimous decision partially confirming the charges of war crimes and crimes against humanity brought by the Prosecutor against Alfred Yekatom and Patrice-Edouard Ngaïssona and committed them to trial before a Trial Chamber. In view of ensuring protection of victims and witnesses, the decision is confidential and a redacted version of it will be published in due course.

Pre-Trial Chamber II, composed of Judge Antoine Kesia-Mbe Mindua (Presiding Judge), Judge Tomoko Akane and Judge Rosario Salvatore Aitala, based its decision on the evidence presented by the Prosecutor and the Defence during the hearing held from 19 to 25 September and on 11 October 2019 as well as their oral and written submissions.

The Chamber found that there are substantial grounds to believe that, between September 2013 and December 2014, an armed conflict not of an international character was ongoing in the territory of the Central African Republic between the Seleka and the Anti-Balaka, both constituting organised armed groups at that time; and that the Anti-Balaka carried out a widespread attack against the Muslim civilian population, perceived – on the basis of their religious or ethnic affiliation – as complicit with, or supportive of the Seleka and therefore collectively responsible for the crimes allegedly committed by them.

The Chamber concluded that there are substantial grounds to believe that Alfred Yekatom and Patrice-Edouard Ngaïssona are responsible for the following crimes against humanity and war crimes allegedly committed in various locations (Bangui, including Cattin, and Boeing; Bossangoa; Yamwara School and the PK9-Mbaïki Axis) in the context of that conflict: intentionally directing an attack against the civilian population, murder, rape, intentionally directing an attack against a building dedicated to religion, deportation or forcible transfer of population and displacement of the civilian population, intentionally destroying or seizing the property of an adversary, pillaging, severe deprivation of physical liberty, cruel treatment, torture, other inhumane acts and persecution.

The Chamber found that there are substantial grounds to believe that M. Yekatom has committed these crimes jointly with others or through other persons or, in the alternative, has ordered the commission of these crimes; and that M. Ngaïssona aided, abetted or otherwise assisted in their commission or, in the alternative, has contributed in any other way to their commission by a group of persons acting with a common purpose.

In addition, the Chamber also found that there are substantial grounds to believe that M. Yekatom committed the war crimes of conscripting, enlisting, and using children under the age of 15 years to participate actively in hostilities jointly with others or through other persons or, in the alternative, has ordered the commission of these crimes.

The Chamber declined to confirm the remaining charges that were not supported by the evidence presented by the Prosecutor.

The decision on the confirmation of the charges only serves to determine whether the Prosecutor’s case should proceed to trial. It does not establish the guilt of the two accused persons who are presumed innocent until proved guilty beyond reasonable doubt before the Court.

The Defence and the Prosecutor cannot directly appeal the decision confirming the charges. However they can request authorisation from Pre-Trial Chamber II to appeal it. The deadline for such a request will start running after the decision’s translation into French is notified.

Non-authoritative summary of the decision on the confirmation of charges

Questions and Answers on the confirmation of charges

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For further information, please contact Fadi El Abdallah, Spokesperson and Head of Public Affairs Unit, International Criminal Court, by telephone at: +31 (0)70 515-9152 or +31 (0)6 46448938 or by e-mail at: fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

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Communiqué de presse : 11.12.2019

Affaire Yekatom et Ngaïssona: la Chambre préliminaire II de la CPI confirme une partie des charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et renvoie l’affaire en procès

Aujourd’hui, 11 décembre 2019, la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a rendu une décision unanime confirmant partiellement les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité portées par le Procureur à l’encontre d’Alfred Yekatom et de Patrice -Edouard Ngaïssona et les a renvoyés devant une Chambre de première instance. Afin d’assurer la protection des victimes et des témoins, cette décision est confidentielle et sa version expurgée sera publiée en temps voulu.

La Chambre préliminaire II, composée du juge Antoine Kesia-Mbe Mindua (juge président), de la juge Tomoko Akane et du juge Rosario Salvatore Aitala, a fondé sa décision sur les éléments de preuve présentés par le Procureur et la Défense lors de l’audience tenue du 19 au 25 septembre et le 11 octobre 2019 ainsi que leurs observations orales et écrites.

La Chambre a conclu qu’il y a des motifs substantiels de croire qu’entre septembre 2013 et décembre 2014, un conflit armé ne présentant pas de caractère international était en cours sur le territoire de la République centrafricaine entre la Séléka et les Anti-Balaka, tous deux constituant des groupes armés organisés à ce moment-là; et que les Anti-Balaka ont mené une attaque généralisée contre la population civile musulmane, perçue – sur la base de son appartenance religieuse ou ethnique – comme complice ou favorable à la Séléka et donc collectivement responsable des crimes qui auraient été commis par celle-ci.

La Chambre a conclu qu’il existe des motifs substantiels de croire qu’Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona seraient responsables des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre suivants qui auraient été commis dans divers lieux (Bangui, dont Cattin, et Boeing; Bossangoa, l’école Yamwara et le PK9-Mbaïki Axis) dans le cadre de ce conflit: le fait de diriger intentionnellement des attaques contre la population civile, le meurtre, le viol, le fait de diriger intentionnellement des attaques contre des bâtiments consacrés à la religion, la déportation ou le transfert forcé de population et le déplacement de la population civile, la destruction ou confiscation des biens de l’adversaire, le pillage, la privation grave de liberté physique, les traitements cruels, la torture, autres actes inhumains et la persécution.

La Chambre a conclu qu’il y a des motifs substantiels de croire que M. Yekatom aurait commis ces crimes conjointement avec d’autres ou par l’intermédiaire d’autres personnes ou, à titre subsidiaire, aurait ordonné la commission de ces crimes; et que M. Ngaïssona aurait apporté son aide, son concours ou toute autre forme d’assistance à la commission ou, à titre subsidiaire, aurait contribué de toute autre manière à leur commission par un groupe de personnes agissant dans un but commun.

En outre, la Chambre a également conclu qu’il y a des motifs sérieux de croire que M. Yekatom aurait commis les crimes de guerre de conscription, d’enrôlement et d’utilisation d’enfants de moins de 15 ans pour les faire participer activement à des hostilités conjointement avec d’autres ou par le biais d’autres personnes ou, à titre subsidiaire, aurait ordonné la commission de ces crimes.

La Chambre a refusé de confirmer les charges restantes qui n’étaient pas étayées par les éléments de preuve présentés par le Procureur.

La décision relative à la confirmation des charges ne sert qu’à déterminer si l’affaire du Procureur doit faire l’objet d’un procès. Elle n’établit pas la culpabilité des deux accusés présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité ait été établie au-delà de tout doute raisonnable devant la Cour.

La Défense et le Procureur ne peuvent pas faire directement appel de la décision confirmant les charges. Cependant, ils peuvent demander à la Chambre préliminaire II l’autorisation d’en faire appel. Le délai pour une telle demande commencera à courir après que la traduction de la décision en français aura été notifiée.

Résumé informel de la décision de confirmation des charges (en anglais)

Questions et réponses sur la confirmation des charges

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Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Fadi El Abdallah, Porte-parole et Chef de l’Unité des affaires publiques, Cour pénale internationale, au +31 (0)70 515-9152 ou +31 (0)6 46448938 ou à l’adresse fadi.el-abdallah@icc-cpi.int

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